jeudi 7 octobre 2010

Paris, jour 4 : pour finir en beauté

Dernier jour, et un programme tout simple : Puces de Clignancourt ! Pas un séjour à Paris sans passer par ce marché. J'y consacre toujours le dimanche entier, pour avoir le temps de me promener dans les différents marchés, prendre des photos, et m'en mettre plein les yeux. Bric-à-brac, vêtements anciens, mobilier, stocks de merceries, collections, livres,... J'adore passer des heures dans les allées étroites du marché de Vernaison (ci-dessous), contempler les beautés abritées par le marché Dauphine, et me perdre dans les rues avoisinantes et les passages qui les relient.







Et dans les allées du marché Vernaison, une de mes adresses favorites et incontournables : ce petit stand est rempli du sol au plafond d'accessoires rétros ! Broches, bagues, colliers, pendentifs, bracelets...c'est coloré, c'est fun, yen a partout, on ne sait plus que choisir, et une fois encore je me retiens de me ruiner chez cette sympathique dame qui vous renseignera avec grand plaisir.





Bakélite, galalithe, celluloïd, acétate, etc..., petits ou grands, il y a des bijoux pour tous les goûts. J'ai craqué pour deux grandes broches : une cigogne (pour ma collec') et une grande main à vernis à ongles. J'aurais bien abusé et craqué aussi pour cet extraordinaire collier "cerises" (photo + haut), mais la journée était loin d'être finie, et je ne devais pas oublier mon but premier : trouver ma robe de mariée ! Le collier, ce sera pour une prochaine fois...

Autre stand (toujours marché Vernaison), autre ambiance : stocks de boîtes, jouets, cartes postales, flacons, morceaux de poupons, yeux de sulfure, fleurs en perles, bibelots religieux, broches et boucles d'oreilles, poupées, badges, colliers, perles, masques... C'est la caverne d'Ali Baba, tout est super beau, j'adore l'accumulation et les compos affichées aux murs et disposées un peu partout. J'ai évidemment mitraillé, faute de pouvoir casser ma tirelire... Les prix suivent le côté "tendance" d'une telle installation et de ces mobiliers et stocks de style "industriel" très en vogue en ce moment. Si je dois craquer sur des stocks ou ce genre de petites poupées, cartes postales anciennes etc, c'est + au tarif vide-grenier, ô combien plus attractif.


















Même si ce n'est que pour le plaisir des yeux, j'adore ce stand : les utilisant régulièrement dans mes propres compos, je suis fan des poupons en morceaux, des designs et pubs anciennes, des compositions symétriques loufoques et flashy, des images pieuses ultra kitsch, du mobilier métallique et des vieilles caisses en bois.
Bref, prenez le temps d'aller voir cet endroit, c'est vraiment génial !

Suite du programme : marché Dauphine, et le stand merveilleux de Falbalas...
Et là, je me régale. Les vêtements sont somptueux, les accessoires fantastiques, le décor incroyable. On est accueilli par les deux sympathiques propriétaires, toujours dispo pour vous renseigner ou vous raconter de petites anecdotes historiques, au milieu des mannequins à tête de cire (carrément flippant), des corsets, des corsages et jupes à tournure 1900 et des chaussures années 30. C'est trop beau !!!










Parmi les robes années 30, 40 ou 50, les grands jupons et les pièces d'exception, j'ai bien failli trouver ma robe pour le "grand jour" : mon amoureux a eu un coup de coeur pour la robe bleu nuit et dentelle noire des années 1910 ci-dessus, mais elle était malheureusement bien trop fragile pour être portée... J'ai essayé une magnifique robe à bustier rebrodé de perles et énormes jupons de tulle qui aurait pu être parfaite...trop juste : on a réussi à la fermer après moult efforts (et un bout de peau resté dans la fermeture éclair, aïe !), mais une fois dedans plus moyen de respirer. Snif.
Tant pis...je ne désespère pas.

Autre adresse (je n'ai pas eu le temps de prendre des photos), dans le même marché mais au rez-de-chaussée cette fois, ne manquez pas une boutique incroyable qui vend des stocks anciens (de 1900 aux années 60) divers et variés : lunettes, fleurs en tissus, vêtements anciens, peignes et barrettes, voilettes, broches, pendentifs et médailles, sacs, cartes postales, boutons, tissus, parapluies et ombrelles,etc... Vous ne repartirez pas les mains vides...

Je finis souvent mon tour des puces de Clignancourt par ce passage dont j'ignore le nom, et qui abrite un stand rempli de merveilles vintage (mais inabordables malheureusement, destinées pour la plupart à des acheteurs étrangers) comme entre autres cet impressionnant stock de chaussures 30's... Un rêve éveillé ! Si seulement j'étais millionnaire ;-)
A voir, pour le plaisir des yeux...







Et voilà, notre week-end parisien s'est terminé dans les ruelles de Clignancourt, au milieu de toutes ces beautés inaccessibles...
Bien contente finalement de retrouver mes pénates et la douceur de vivre de Toulouse, avec en bonus dans mes valises quelques petits trésors que je ne manquerai pas de vous présenter dans mon prochain post !
;-)



mercredi 6 octobre 2010

Paris, jour 3 : à l'aventure

Troisième jour, et une première destination : les puces de la porte de Vanves. Je n'y étais passée qu'une fois, mais là ce marché fait son entrée dans mes adresses favorites et incontournables. Il se tient tous les week-end de 7h à 13h entre l'avenue Marc Sangnier et l'avenue Georges Lafenestre.
Excellent marché, on y voit de très belles choses, même si bien entendu comme ce ne sont que des professionnels les tarifs dépassent souvent mes moyens. Dommage. Le mobilier, les accessoires anciens, les bijoux étant trop chers, je ne peux que me rabattre sur des stands qui proposent des petites babioles à des prix plus raisonnables (mais quand même un peu élevés, c'est Paris !) : stocks de broches des années 60, stocks de petites merveilles du début 20e, et le hasard d'une promo "tout à 1euro" proposé par une marchande un peu désabusée... Du coup je ne suis pas rentrée bredouille ! 


Des cartons pleins de petites broches des années 60 en plastique, de mini bébés, de colliers, de fleurs, de plaquettes de boutons... Je suis restée scotchée un bon moment, à tout regarder en détail pour faire mon choix !







Ce stand était juste...magnifique ! Envie de tout acheter ! Je ne sais pas où et comment la sympathique marchande a bien pu mettre la main sur ces stocks, mais c'est génial. Cartes de boutons en nombre et d'époques variées (en celluloïd, en métal, en bakélite, etc), cartes postales anciennes super kitsch, rubans et biais brodés, boîtes de pharmacie début XXe, stocks de poches papier imprimés, fleurs en tissu, poudriers, chapeaux à plumes, cartes de fil à broder... Une merveille ce stand. J'en avais le tournis. Évidemment ce n'était pas donné, je ne me suis offert que deux mini bouquets de fleurs en tissu à monter en broches. Mais ça vaut le détour !





Autre stand autres merveilles, intouchables pour ma bourse sous peine de filer une crise cardiaque à ma banquière au passage... Mais bon, on peut rêver.
Fleurs en tissu, chaussures et corsages perlés Napoléon III, chapeaux et bibis années 40, bas de laine et de rayonne... Le tout à des prix, une fois encore, très "parisiens".

J'ai donc bien (trop) flâné dans les puces de Vanves quasi jusqu'au remballage, puis retour au centre pour un déjeuner "aventure" au "Ravaillac", rue du Roi de Sicile : un resto de spécialités polonaises avec une proprio haute en couleur et un cadre un peu...spécial; limite glauque, en fait ! Mais on a bien ri, et la vodka aidant (eh oui, immersion totale, on n'allait pas manger polonais à l'eau, non ?) on a bien apprécié cette expérience un peu hors du temps... Morceaux choisis :




Après ces mets très délicats (n'est-ce pas ?), une marche digestive s'imposait. Ou...une sieste ? Mon amoureux a opté pour la seconde option, pendant que je retournais chez Mamie Blue pour quelques essais de robes 50s. J'ai d'ailleurs trouvé mon bonheur, une adorable et très flashy robe à jupe ample des années 50, photo bientôt ;-) Bon bien sûr si j'avais pu j'aurais craqué sur deux-trois autres jolies robes, mais il faut savoir se contrôler : il restait le lendemain à Clignancourt pour de nouvelles beautés vintage...

Pour finir le récit de cette folle journée, quelques photos de mon look du jour : tenue totalement 40's ! Robe et veste noire, foulard aux motifs naïfs adorables, sac "panier" années 50, fleur flashy pour parachever une coiffure toute en rondeurs et en boucles. Bémol : derbys d'homme aux pieds, ballade parisienne oblige !








 

mardi 5 octobre 2010

Paris, jour 2 : vintage for ever

Comme prévu la journée de vendredi a été entièrement consacrée à la tournée des friperies. Et ça a commencé plus tard que prévu, car celles du 1er et 3e arrondissement n'ouvrent qu'à 11h ! Premières destinations : Freep'Star ( deux adresses, rue de la Verrerie et rue Ste Croix de Bretonnerie), Vintage Desir (rue des Rosiers), King of Frip ( rue du Roi de Sicile). Ces fripes sont d'une qualité assez basse, selon mes critères perso en tous cas : capharnaüm incroyable, odeur de fripe agressive, vêtements rarement (voire jamais) antérieurs aux années 60-70...seul bon point : les prix ! La robe à 10-20euros, des manteaux en mouton retourné à partir de 20 euros, des petits pulls à 5euros, etc.




Petite pause goûter : craquage macarons, j'adore ça je n'y résiste pas !



On a pu, rue du Roi de Sicile, goûter aux VRAIS Hot Dogs made in US : c'est tout à fait le goût qu'on imagine lorsqu'on voit les acteurs en manger dans les films américains. Trop bon miam miam !


 Après ces premiers pas dans les friperies parisiennes, avec peu de trouvailles à la clé (juste deux robes 70's), direction une autre petite boutique vintage, très mignonne et bien tenue, avec cette fois des vêtements plus dans mes cordes : Mamz'elle Swing, au 35bis rue du Roi de Sicile. Je n'ai rien trouvé à ma taille et dans mes moyens malheureusement, mais c'est une jolie boutique à visiter.
Passage également dans la fripe Episode, rue Tiquetonne (il y a aussi Kiliwatch dans cette rue, mais j'évite : trop de fashion clones et de la fripe chère et de qualité moyenne), on y trouve, au milieu des articles "à la mode", de belles choses et même quelques fois des robes des années 40 et 50, des manchons en fourrure, des kimonos de soie, des blouses brodées, etc, à des prix raisonnables (une vingtaine d'euros pour une robe 40's ou 50's, 20euros le manchon, 50 le kimono).
Nouveauté pour les amatrices de vintage 70's : des grands concept stores (il y en a un rue de Turbigo), Hippy Market qui comme le nom l'indique se spécialisent dans la fripe des années 70. Mais bon c'est moins mon truc, quoi.

Ensuite direction Montmartre : un pti cupcake rue des Trois Frères (un petit salon de thé spécialisé en cupcakes, avec des pâtisseries à se damner, je recommande !), tout choco pour mon amoureux, et caramel pour moi ;-).
Ballade sous la pluie, puis rendez-vous dans mes deux friperies préférées de Paris : Mamie swing et Mamie Blue, respectivement 73 et 69 rue Rochechouart. pour vous mettre l'eau à la bouche quelques photos de la première boutique, Mamie swing :

 




J'aime beaucoup ces deux fripes, car elles répondent tout à fait à mes attentes et mes recherches. De la belle, voire très belle fripe rétro, on y déniche d'exceptionnelles robes des années 40, des petits tops 50's américains, des jupes amples, des pantalons années 30, des chaussures de folie parmi un choix immense, etc... Bémol(s) : 1) c'est rempli à toc, on ne peut pas bien voir les vêtements, les sacs ou les chaussures, il y en a trop ! 2) le prix : c'est la cote parisienne, donc c'est moins dans mes moyens :-(
Ceci dit, le choix est exceptionnel, le cadre également, surtout chez Mamie swing (détails Art Nouveau de cet ancien resto de poissons), et chez Mamie Blue il y a tant de belles choses à regarder que j'en ai le palpitant qui défaille : chapeaux à fleurs ou à plumes, stocks de ma-gni-fiques chaussures années 40, broches, sacs, lunettes... j'ai envie de tout acheter !!!!! 

Après ces pérégrinations vintage au travers de la capitale, il nous a fallu rentrer au plus vite (sous la pluie, merci Paris !) pour nous préparer : anniv' d'un ami à l'autre bout de la ville, dress code "fur & tea" (car il fêtait son 30ème anniversaire, prononcez "thirteen"-oui, c'est un peu just comme jeu de mots, de son propre aveu). Col de fourrure + sachets de thé en boucles d'oreilles ont fait leur effet, pour cet anniv rafraîchissant au son d'un groupe de musique swing et avec en cadeau un mini cours de danse charleston. Excellent !
Ensuite, dernier métro et zou ! au dodo !





lundi 4 octobre 2010

Paris, jour 1 : je t'aime, moi non plus...


Un week-end à Paris, ça faisait longtemps ! Deux ans, pour être exacte. Et...c'est toujours pareil : je suis toute excitée, je pense déjà aux merveilles vintage que je vais dénicher, et une fois arrivée c'est le choc. Trop de monde, trop d'agitation, un stress général palpable et communicatif, l'impression désagréable d'être en permanence jugée par les petits bourgeois BCBG et ceux qui se veulent arty/fashion... Paris, j'aime y passer quelques jours, mais décidemment je ne pourrais pas y vivre. Trop de frime, de minettes et minets tous clonés sur les magasines fashion, trop de m'as-tu-vu.
C'est chaque fois ces aspects négatifs qui me sautent à la tête les premières heures que je passe dans la capitale. Après ça se calme, peut-être que c'est juste le temps de "m'acclimater"...un bon verre en terrasse + commentaires sur les passants avec mon amoureux, ça y est on est contents :-)





Arrivés en début d'aprèm, on a fait quelques fripes dans le 1er et le 3e arrondissement (en speed) après avoir déjeuné tardivement et déposé nos affaires. A peine en ville, deux heures de ballade et ouf ! on était déjà prêts à mettre au lit ! Toulouse-Paris c'est tout de même quasi 7h de trajet, même si je ne conduis pas (pas encore) ça calme. Donc un pti mojito (ou deux) bien mérité en terrasse, et sommeil réparateur pour assurer la tournée des friperies le lendemain... ;-)