vendredi 19 septembre 2014

Envies de Saison

Avoir envie de jolies compensées en croûte de cuir, de petites bottines fourrées à semelles crèpe, "c'est de saison" ? A priori, oui...sauf que force est de constater que comme disaient nos aïeux, "y'a plus de saisons" !
L'Eté commence de plus en plus tard (voire pas du tout !), et l'Automne recule également...laissant place à un long Eté Indien. Un peu trop chaud à mon goût, mais bon. 
Je regarde les photos de l'année passée et je réalise qu'à la même date je sortais déjà les collants et les petites vestes ! Alors qu'avec des journées à 30°C en ce moment je suis bien forcée de continuer à porter les robes à bretelles, les sandales... En écrivant ça je souris, car je sais que bon nombre de personnes sont au contraire bien contentes que la chaleur perdure un peu ! Mais que voulez-vous, je suis Alsacienne de naissance, et de coeur, et c'est en cette saison que ma région natale me manque le plus. L'Automne en Alsace, c'est tellement beau...enfin, dans mon souvenir d'enfant, car à en croire les cartes météo ils ne connaissent pas plus là-haut de vrai Automne que nous ici-bas !
Toujours est-il que "normalement" c'est maintenant qu'on se met en quête de jolis bottillons fourrés pour l'Hiver. Alors je plonge dans les pages des magazines des années 40 et je rêve à tous ces modèles superbes que je n'aurai jamais...


Dans le Marie-Claire du 20 Janvier 1943, présentation des derniers bottillons à la mode... Lesquels ont votre préférence ? Voilà les miens :






Snif...Pourquoi on n'en fait plus des comme ça ???




jeudi 18 septembre 2014

Séance Ciné

Comme pas mal de nanas sensibles aux épanchements romantiques sur fond de films en costumes, je suis excellente cliente pour les films "à l'eau de rose", les histoires d'amour intemporelles qui font pleurer les filles. Evidemment, mon homme, lui, y est totalement hermétique (même si je le soupçonne de ne pas vouloir les regarder juste pour ne pas être surpris la larme à l'oeil  lol.) Alors quand il fait sa soirée dehors, hop ! je me commande des sushi (ça non plus il aime pas) et je me fais un bon vieux mélo... 
C'est donc ce qui m'a amenée hier à regarder le Anna Karénine de Joe Wright.


Ce n'est pas la première version du chef-d'oeuvre de Tolstoï que je vois, et ce n'est certainement pas non plus la dernière. 
 Inconditionnelle des films Orgeuil et Préjugés et Reviens-Moi du même Joe Wright où Keira Knightley tenait là aussi la vedette, j'ai dès la sortie de cette version d'A.K. eu envie d'aller voir ce que cela donnait. 

J'ai été surprise dès le début du film par le parti-pris scénique, original et déstabilisant, de faire fondre les scènes les unes dans les autres par de longs plans séquences très fluides, utilisant la salle et les entrailles d'un théâtre pour tout décor, modulable à merci. On reconnaît là l'intérêt de Wright pour ces plans très longs, impressionnants pour leur fluidité et leur difficulté de réalisation...je me souviens surtout de la scène post-débarquement de Reviens-Moi, scotchante. Bref étonnant, mais heureusement que ça n'est pas comme ça tout le film, car au final ça file un peu le tournis. 

Pour ce qui est des costumes, c'est un régal...des robes de bal énormes aux coiffures surdimensionnées, des petits détails typiquement russes (surtout dans la garde-robe de Lévine) à la raideur des tenues sombres de Karénine, des tenues fraîches de Kitty jusqu'aux dessous d'Anna, tout est parfait. 

Venons-en aux acteurs. Le choix de Keira Knightley est compréhensible quoique je n'y adhère pas totalement. Attention si ce n'est pas, et de loin, mon actrice "préférée", je n'ai a priori rien contre elle, car elle est plutôt performante dans pas mal de rôles, et mérite qu'on salue son talent. Mais à mon goût elle est bien frêle, trop maniérée  pour cette figure de femme extrêmement belle, vertueuse et droite, glissant peu à peu vers la folie après avoir goûté à un amour passionnel et dévorant.


On ne peut pas lui enlever que c'est une fort belle femme, même si ça maigreur me gêne bien plus dans les robes de cette époque que dans les tenues romantiques d'Orgueil et Préjugés, ou la garde-robe années 40 de son personnage de Reviens-Moi.

C'est en fait la deuxième adaptation de Anna Karénine que je vois, la première étant un téléfilm de 2013 qui était certes un peu longuet mais qui était réussi en tous points : décors somptueux, costumes magnifiques, interprétation sans tache. Et puis, j'ai trouvé que la Anna de cette version-là était bien plus convainquante, avec la beauté lisse et froide de Vittoria Puccini.


Autre bon point pour cette version télévisée : moins d'ellipses. Je pense notamment à l'absence totale, dans le film de Joe Wright, d'une période où la jeune Kitty part sur le front apporter son aide aux infirmières, ce qui la renvoie ensuite changée et bien plus mature chez elle, avant qu'elle ne réponde par l'affirmative à l'amour de Lévine. Je ne sais pas si cet épisode est réellement dans le livre de Tolstoï, mais il est longuement relaté dans le téléfilm et j'ai trouvé qu'il avait vraiment sa place et son importance dans l'appréhension du caractère du personnage de Kitty.

Bref, passons aux autres acteurs. 
Si j'ai trouvé assez insignifiant le Vronski de la version télévisée, comment ne pas tomber sous le charmes de boucles folles de celui de ce film ? 


Boucles blondes et regard bleu perçant, Aaron Taylor-Johnson, c'est son nom, est ici méconnaissable. J'ai eu bien du mal à reconnaître en lui le looser sympathique de Kick-Ass ! Il faut dire qu'il y a un monde entre les deux personnages, et ce n'est rien de le dire... Allez, une ptite photo-confrontation pour le plaisir :


Non vous ne rêvez pas, c'est bien le même bonhomme.
A dire vrai quand le personnage de Vronski est apparu la première fois, j'ai été un rien déçue, tant il avait l'air jeune et sans envergure. Et puis, on est un petit à petit happée pas ce petit harceleur transpirant le désir (oulà qu'est-ce qui m'arrive) qu'est le comte Vronski, figure romantique par excellence d'un amour destructeur mais somme toute terriblement dépaysant. Et j'ai trouvé la performance de Johnson tout à fait dans le ton finalement. 
Bon et ouiiiii j'avoue, le blondinet à moustache ça me plaît, voilà, même que j'en ai épousé un. Na.

Passons à Jude Law, qui est loin d'avoir une place de choix dans mon panthéon perso d'acteurs, mais que j'ai trouvé convainquant en Alexis Karénine effacé et droit comme un "i". 



Restent les seconds rôles, plutôt excellents...avec une mention très bien pour la jeune et très gracieuse Alicia Vikander dans le rôle de Kitty, le bourru rouquin Domhnall Gleeson pour Lévine, et le réjouissant pataud Matthew MacFadyen en Oblonsky.


Bref une séance ciné assez sympa, déstabilisante aussi parce que j'ai cherché tout le film où j'avais déjà vu ce p'tit blond (j'étais loin de trouver) :-), et parce qu'il est toujours difficile de regarder une version différente sans comparer chaque détail. 
Ceci dit, je pense que je vais retenter le coup bientôt avec le film de 1997 avec Sophie Marceau dans le rôle-titre (j'avais complèrtement oublié qu'elle avait joué ce rôle). 
D'ici à les voir tous, il n'y a qu'un pas...



Toutes images via Google Images.



mercredi 17 septembre 2014

Haut Perchée

Depuis pas mal d'années maintenant, je ne me chausse quasi plus que vintage. Je préfère, et de très loin, les formes, le confort, et la qualité des modèles anciens. Il n'y a guère qu'en été où je porte des chaussures récentes (vas-y pour dégotter des sandales anciennes, c'est pas évident !), sandales à semelles de bois ou tropéziennes.  Et si mon placard recèle tout de même deux-trois paires de chaussures fermées récentes, c'est soit des acquisitions de seconde main comme mes rouges très 40s de Red or Dead, une paire de Malolès compensées d'il y a au moins 8 ans (!), et des Chie Mihara qui m'avaient tapé dans l'oeil.
Vintage un jour, vintage toujours, et de la tête aux pieds. Même s'il n'est pas forcément évident de trouver son bonheur dans les chaussures anciennes.
De la même façon, les marques ne présentent absolument aucun intérêt pour moi : si encore payer un nom était synonyme de qualité supérieure...mais on sait bien que ce n'est plus le cas depuis longtemps. A part quelques rares exceptions (je citais plus haut Chie Mihara, qui à mon sens fait de très belles chaussures, confortables et d'excellente qualité)... 
Et puis il y a Robert Clergerie, et ses modèles franchement inspirés des années 40, qui me font de l'oeil depuis des années. Hors de portée, quand la majorité de ses articles flirtent avec les 400 E... Et puis au détour d'une innocente recherche d'images sur le net, voilà que je tombe sur un site de revente d'articles de "luxe" à pris bien plus doux (Vestiaire Collective) ! Mon sang n'a fait qu'un tour, je me suis donc offert une paire de ces compensées tant convoitées...


Les voilà... Je ne connais pas leur prix initial, mais je les ai eues à bien moins cher, et c'est tant mieux ! C'est un petit craquage tout de même, mais je n'ai pas eu besoin de vendre un rein pour me les offrir, c'est rassurant (lol)... 
Hâte maintenant de les porter ! Et ce sera un beau défi de les assortir, car ces couleurs ainsi combinées ne sont pas a priori ma tasse de thé...




Elles sont assez hautes mais étonnamment très confortables. Le pied est bien tenu, la semelle est stable...je ne dis pas que je courrais un marathon avec hein, faut pas déconner, mais j'ai bon espoir de les supporter toute une journée malgré leur hauteur. 



Seul hic : la bride un chouïa courte quand on a comme moi un coup de pied fort. A part ça, la qualité semble très bonne, même si j'émettrais un petit bémol sur le cuir vieux rose qui est un peu trop "tendre" et devrait montrer rapidement des signes de faiblesse.
 


J'aime ces lignes massives, ce talon découpé, cette bride croisée... Cette silhouette n'est pas sans rappeler les modèles typiques de compensées années 40, auxquelles je vous un véritable culte (oui oui, j'ai pas d'autel à leur honneur chez moi mais c'est juste parce que je n'ai pas la place), c'est ce qui me séduit dans les modèles de ce créateur. Ainsi elles ne dépareilleront pas avec mes tenues 40's !



mardi 16 septembre 2014

Papillon


Comment ne pas craquer pour cette énorme broche en bois et bakélite ?
Comment ne pas sautiller comme une gamine une fois reçue, toute pressée de l'accrocher à ma robe ?
Vous le savez, j'adore les très grosses broches. Et aussi les broches anciennes en bois sculpté. Et comme à peu près toutes les passionnées de vintage, j'adore aussi la bakélite. Donc sans besoin de passer par une pesante démonstration par A+B, cette broche était faite pour moi ! D'ordinaire ce type de pièces est listé sur Ebay ou autres à un prix fixe bien hors d'atteinte (sur Ebay en général c'est entre 100 et 350 E !)...et puis arrive un jour coup de chance où on en attrape une à un prix plus raisonnable. Ce fut mon cas il y a peu, et je dois dire que je suis absolument fan de cette nouvelle broche qui s'ajoute à ma collection.



La voilà dans ma main, pour que vous ayez une petite idée de sa taille... Impressionnante, n'est-ce pas ? 
Ce qu'on aperçoit en dessous est une veste 50s aux broderies de type mexicain, qui n'attend que les premiers froids pour sortir...suspense ;-)


vendredi 12 septembre 2014

L'Eté fait de la Résistance

Moi qui étais toute contente à l'idée de ressortir mes petites vestes, mes chaussures fermées et mes chapeaux en feutre, je suis un peu déçue...ce n'est que partie remise, évidemment, mais avec ces chaleurs dignes d'un mois de Juillet pas question de porter autre chose que du coton, et les robes les plus légères possibles. 
L'été fait de la résistance.


Quelle meilleure occasion, alors, de sortir cette petite robe fraîche ?
C'est mon amie Loren qui m'en a fait cadeau hier...c'est cool les trocs entre copines qui portent du vintage ! En tous cas je n'ai pas attendu bien longtemps pour la porter ! 

Cette robe en coton des années 40 rassemble tout ce que j'aime porter : un grand col qui structure la ligne d'épaules (quand on a les épaules et les bras ronds comme moi c'est parfait), un tissu facile à porter et à entretenir, un imprimé fleuri très frais, une coupe typique (et avec des manches, ce qui n'est pas pour me déplaire !). Bref c'est un peu le coup de coeur de cette fin d'Eté...




Détail du col agrémenté de biais bleu entrecroisé...
Les couleurs des fleurs ne sont pas sans rappeler les tricolores Libération, mais je doute que cette robe ait été faite à cette période. Vu son style je pencherais pour la seconde moitié des années 40.



Rappel tricolore dans les cheveux, remontés en gros chignon flou. Pour moi qui ne supporte pas la chaleur, cette coiffure est une aubaine, et une constante estivale. Les cheveux dans le cou quand il fait 30°, c'est un peu hard !



Question accessoires, avec une telle robe, pas besoin d'en faire des tonnes. Un simple petit bracelet en bakélite rouge pour le rappel de couleur, et ces boucles d'oreilles home made avec des boutons en pâte de verre peinte datant des années 40...


Belle journée ensoleillée à vous !



mardi 9 septembre 2014

Dernières Trouvailles

 
C'est pas Byzance, on est d'accord, mais c'est pas mal tout de même...
Voilà les quelques petites trouvailles de ce week-end ensoleillé. Pour certaines, je n'ai pas eu à chercher, pour d'autres, j'ai battu la campagne tout le dimanche matin. Revue de détails.
 
 
J'ai "enfin" ma collec' de tasses Mobil... A 3 E le lot de 5, je ne pouvais pas refuser.
Gros souvenir d'enfance que ces tasses collector distribuées dans les stations essence Mobil dans les années 70 contre un certain nombre de points il me semble. Et je ne dois pas être la seule à qui ça rappelle des souvenirs ! Je me souviendrai ad vitam des exemplaires de chez ma Grand-Mère, qui les a toujours d'ailleurs...
 
 
Une jolie africaine en plâtre années 50...à un prix dérisoire (1 E !) pareil ça ne se refuse pas. Je n'en avais pas encore "en pieds", préférant les têtes seules, mais celle-ci m'a charmée au premier regard ;-)
 
 
Monsieur Propre n'a qu'à bien se tenir...
Quelques porte-clés, et un petit lot de lacets rouges "Dancing", ça peut toujours servir !


Un beau moustachu, dessin a priori réalisé à la craie sèche...
 
 
Un mini appareil photo "Mickey Mouse Caméra"...trop chou pour le laisser passer...
 
 
Trois verres de plus (chuuuut le dites pas à mon homme) ! J'adore ces verres à décors de pochoirs.
 
 
Un nouveau cadre souvenir pour mon mur-collection qui commence à être bien (trop) rempli...
 

 
Des boutons, des boutons...charmée par ces énormes pièces en fil métallique doré, j'ai poussé plus avant la fouille de la boîte et ai déniché d'autres boutons anciens dignes d'intérêt, comme ces verts qui seront parfaits sur une veste, ou les petits métalliques peints de pois que je vois bien sur un chemisier...
 
 
Et hop ! deuxième cadre souvenir pour le sus-cité mur-collec' trop plein !
 
 
Un très beau grand plaid 70's au crochet, comme j'en cherchais un depuis longtemps pour habiller notre canapé...
 
 
Quant à cette malle que je situerai au début XXe, je l'ai trouvée dans la rue !
 

Elle n'est pas en parfait état, mais elle est très saine, du coup elle a encore de beaux jours devant elle chez nous... Il s'agit en fait d'une malle en osier habillée de toile à l'intérieur et d'une toile plus épaisse et enduite façon cuir à l'extérieur, avec renforts et finitions en cuir marron. Une jolie pièce malgré ses nombreux défauts dûs à son grand âge !

 
Quelques 45T divers et variés... Très contente d'avoir mis la main entre autres sur le Hurricane de Bob Dylan, et sur le Close to Me de The Cure !
 
 
Et enfin, un joli et très confortable fauteuil en rotin années 70 qui est venu prendre sa place dans notre salon...
 
 
 


jeudi 4 septembre 2014

A se Damner...

J'ai fait bien peu de trouvailles les derniers temps, à mon grand désespoir. Pas de joli turban dans le fond d'un carton, pas de petit foulard ancien dépassant d'un tas de draps, pas de chaussures miraculées n'attendant que moi, ni plus de jolie robe 40s abandonnée parmi les dentelles... Pas de trésors. Snif. 
Malgré tout, mon coeur a fait boum samedi dernier, quand je suis tombée sur un magazine années 40 certes appauvri par les ans (il lui manque plus de la moitié de ses feuillets), mais que j'ai tout de même acquis juste pour une double-page qui m'a faite trembler Voyez plutôt :


Ohlàlà... Est-ce que quelqu'un doué d'un tout petit peu d'élégance et de bon sens pourrait m'expliquer pourquoi on ne fait plus de telles chaussures aujourd'hui ?????? Si c'était le cas, c'est sûr que je me précipiterais pour en acheter... Qualité, élégance, confort... Bien loin des merdouilles made in China qu'ils nous servent partout désormais !
Imaginons un instant qu'une commande soit possible, oui, imaginons que ces modèles soient encore disponibles (on peut rêver un peu non ?), pour le/lesquel craqueriez-vous ? 
Pour moi, ce seraient ceux-ci :


Talons compensé, toujours, pour bien asseoir la marche...un noir élégant et pratique...une forme adaptée à la demie-saison...elles seraient dans mon top 5 de l'Automne, assurément !
 

Et que dire de celles-ci, sublimes ? 


Typiquement années 40, très habillées, celles-ci sont décidément à se damner...


Pratiques autant que seyantes, pour une tenue de jour ces bicolores feraient merveille !


Et enfin, ces spectaculaires sandales compensées de chez Gresy qui ne sont pas sans rappeler les plateformes des années 70 et certains modèles qui ressortent aujourdhui... 


Je sens que je vais rêver de chaussures moi cette nuit ;-)